Depuis son arrivée au Real Madrid, Jude Bellingham est devenu un véritable dilemme pour l’entraîneur Xabi Alonso. Considéré par certains comme le milieu de terrain idéal, capable de créer, presser et marquer, d’autres le voient plutôt comme un hybride, oscillant entre le rôle de relayeur et celui de second attaquant. Cette saison, la situation s’est complexifiée, notamment à cause des blessures et d’une convalescence rapide après une opération à l’épaule.
Bellingham a fait son retour plus tôt que prévu sur les terrains, affichant une forme impressionnante lors de ses premiers matchs. En effet, il a marqué 23 buts et délivré 13 passes décisives lors de sa première saison à Madrid, ce qui en fait un atout offensif indéniable. Cependant, le début de la saison actuelle a été marqué par des choix tactiques intrigants de la part d’Alonso. Au départ, il envisageait Bellingham comme un milieu de terrain classique dans un système 4-2-3-1 pour réduire ses efforts défensifs. Mais avec les blessures et les performances fluctuantes, l’entraîneur a dû le repositionner plus près du but.
Les ajustements tactiques d’Alonso
Face à l’Olympiakos cette semaine, Alonso a opté pour un schéma en 4-3-1-2, intégrant un trio au milieu de terrain et deux attaquants : Vinícius et Mbappé. Dans ce dispositif, la position théorique de numéro 10 est celle que Bellingham pourrait occuper, mais le match a également montré qu’Arda Güler pouvait s’y imposer avec brio. Avec des performances récentes remarquables, Güler se positionne également comme un concurrent sérieux pour ce rôle clé. Si Alonso maintient cette formation, cela pourrait signifier que Bellingham devra céder sa place dans le onze titulaire pour la première fois.
Le dilemme du numéro 8
Si Bellingham ne joue pas en tant que numéro 10, il pourrait toujours redescendre en tant que relayeur ou numéro 8, où il a souvent brillé. Sur le papier, cette option semble logique : Arda en numéro 10, Bellingham en relayeur et Camavinga sur le banc. Néanmoins, un obstacle majeur persiste : des rumeurs insistantes suggèrent que l’Anglais n’est pas enclin à jouer en numéro 8. Ce rôle plus défensif et sacrificiel l’éloigne des zones de finition où il excelle depuis sa montée en puissance en tant qu’attaquant de soutien.
Ce dilemme tactique crée une tension palpable dans l’équipe madrilène. D’un point de vue stratégique, la position de numéro 8 paraît être la plus cohérente pour lui. Pourtant, sur le plan humain et sportif, c’est un poste qu’il semble refuser catégoriquement. Si Xabi Alonso continue sur cette voie tactique sans trouver un compromis satisfaisant pour Bellingham, ce dernier pourrait devenir l’un des enjeux majeurs du nouvel équilibre offensif du Real Madrid cette saison.


Commentaires
0 commentaires
Connectez-vous pour commenter